07.05.2007

S'unir à gauche

L’Union de la gauche : un devoir moral et politique, un désir profond et réel d’avenir

 

 « Échec de la gauche », « Il faut se rassembler », « sursaut des forces vives de gauche »…Que veut dire échec sinon reconnaissance de ses insuffisances ? Que veut dire échec sinon regarder devant nous avec espérance ? La gauche est dans une crise, elle doit trouver une identité forte pour une nation forte. La gauche est à quelques semaines d’un scrutin qui pourrait être rédempteur ou catastrophique. La gauche doit offrir à la France une opposition forte à ce que prépare l’équipe de la droite dure.

 

L’échec de la gauche, c’est l’échec de toute la gauche : du PS à Lutte Ouvrière inclus. Ce n’est pas l’échec des « dirigeants » : Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, José Bové…Non, c’est l’échec aussi de tous les militants de gauche et de tout le peuple de gauche (de l’ouvrier à l’intellectuel). Aucun bouc-émissaire ne doit être cherché. Une question est valable en ces temps : « Est-ce que je porte les valeurs de gauche en moi suffisamment pour les partager avec d’autres ? ». 

 

Ceux qui brûlent par amertume, ceux qui assènent : « Honte d’être français », ceux qui critiquent le sarkozysme ont à se questionner : « Qu’ai-je fait moi pour que mon peuple en arrive là ? N-y-a-t’il pas un moment où j’ai été plus égoïste que solidaire ? N’y a-t-il pas à un moment où j’ai pris l’option de moi-moi et pas celle des autres ? ». Moi, je n’ai pas honte d’être français, 47% ont choisi Ségolène ! La nation n’est ni de droite ni de gauche, les français n’ont voté qu’à 53% pour Nicolas Sarkozy. La nation française a sûrement plus à voir avec la fibre de la révolution qu’avec le parterre des conservateurs.

 

Si certains ont le mot « échec » à la bouche, en fait ils ont la vengeance à l’esprit. Certains veulent rassembler autour d’eux-mêmes, pas autour de la gauche. Certains vont préférer la dissension, sans se questionner eux-mêmes, pour reprendre le flambeau. En somme, ceux-là n’auront ni le comportement ni le discours éthique requis en ces moments de crise. Ils préféreront donner le spectacle de la division aux triomphants !

 

Échouer ce n’est pas chercher un bouc-émissaire, se flageller, retourner à sa vie quotidienne pour oublier…c’est se questionner, contribuer chaque jour à construire un programme de gauche, une nation de gauche. A construire sa vie à gauche.

 

Aujourd’hui, nous avons une échéance : les élections législatives. La majorité des députés est à droite, l’élan des présidentielles va tendre l’élection à droite, le mouvement « centriste » se met en branle, que de mauvais signes qui devraient conduire à un raisonnement simple : l’Union de la gauche. S’unir à gauche sans que chacune des composantes ne perde son âme.

 

Il ne s’agit pas de battre la droite seulement, il s’agit de proposer, d’être force de propositions pour bâtir un avenir de gauche pour notre nation, il s’agit de se trouver une identité forte de< la gauche pour aspirer réellement et profondément, une identité d’avenir pour une nation d’avenir. Vilipender quelqu’un qui fait appeler à Jean Jaurès, c’est mou : il faut relire Jaurès, se le réapproprier et ressortir avec de la force, de la force interne, de la force de cohésion et de la force dans le discours. La politique vise-t-elle à s’opposer à l’ennemi ou à proposer un avenir à son peuple, à toutes les catégories de son peuple ?

 

Comment s’unir sans perdre son âme ? Quoiqu’on en dise, le PS a plus à voir avec la LCR, qu’elle n’a avoir avec le centre démocrate-chrétien. Unissez-vous PS, PCF, LCR, LO, collectifs Bové ! Pourquoi ne pas s’unir pour gagner en force ? S’unir ce n’est pas s’identifier, adhérer aux thèses des autres. S’unir accepter d’être de gauche. Aujourd’hui, c’est le moment de l’union. Dans ces moments de désastre imminent, il faut savoir rentrer en résistance contre ses propres égoïsmes et parcelles de pouvoir stupides et déplorables. Si les reconnaissances d’échec sont authentiques de part et d’autre autant que les appels aux rassemblements, alors l’union est inévitable.

 

Dans chaque circonscription, le candidat de gauche qui a le plus de chance de gagner gagnera, il doit gagner. Mais les socialistes ne doivent en aucun cas être dans l’arrogance, un groupe de l’Union de la gauche doit réunir des députés communistes, Verts, LCR, LO, Bové. La gauche ne doit pas perdre un seul député, elle a une mission : en gagner. Et les étiquettes importent peu lorsque le pouvoir risque de tomber totalement à droite.

 

Je n’ai proféré aucun nom, je n’ai nommé aucun bouc-émissaire car la gauche n’a pas besoin de mesquines luttes internes. La gauche a besoin de militants, de dirigeants, d’élus avec une éthique forte et ferme. Cette éthique, c’est l’union de la gauche. Les partis et les mouvements sociaux doivent porter cette responsabilité pour l’avenir : s’unir de toutes ces forces sans perdre sa singularité.

 

Sans cette union, je dirai presque sacrée, la gauche ne pourra se reconstruire, résister à la vague bleue, elle-même aura la responsabilité forte, pleine et entière d’avoir donner la France et son peuple à la droite dure.  

28.04.2007

Pourquoi la déroute des "unitaires" ?

Au lendemain du référendum de 2005, ceux qui avaient dit NON, dont j'étais, se sont réjoui, croyant que le non était un non unitaire, un non global, un non à une Europe libérale...Et pourtant on a dit non pour de multiples raisons ( Non à l'Europe, non à Jacques Chirac, non à ceci non à cela). Ce fut un non de gauche, de droite et d'extrême droite. 

Comment créer un mouvement unitaire dans ce cas ? Comment croire créer un effet profond sur l'electorat ?  

 Est-ce à cause du PCF ? Non à cause de toutes les coupoles : LCR, LO, Bovéistes...qui ne voulaient pas donner un iota à l'ensemble ? Comment croire créer un ensemble sans prendre chacun la responsabilité des echecs ? Tout le monde a accusé le PCF, mais chaque entité a sa part de responsabilité dans la défaite de la gauche antilibérale.   

 

Bové soutient Ségolène, comme il l'avait prévu

PARIS (AP) - Ségolène Royal a confié vendredi à José Bové une mission d'étude sur la question de "la mondialisation et la souveraineté alimentaire", a annoncé le service de presse de la candidate socialiste dans un communiqué.

"Cette question est essentielle pour assurer l'égal accès à une alimentation de qualité à l'ensemble de la population de notre planète, sans la faire dépendre d'intérêts économiques, financiers ou politiques", précise le communiqué. "Elle s'inscrit dans le cadre des propositions du Pacte présidentiel destinées à maîtriser la mondialisation et à la mettre au service des hommes".

RDV avec Marie-George BUFFET, Jeudi 3 mai, gymnase JAPY

Le Parti communiste français, ses militant-es, ses élu-es appellent à la mobilisation d’ici le 6 mai pour contrer Nicolas Sarkozy en votant et en faisant voter Ségolène Royal.

Le projet du candidat de la droite est clair : passer en force pour détruire notre système solidaire.

Les premières mesures annoncées sont emblématiques de ce projet. Dès cet été : l’instauration d’un « service minimum garanti en cas de grève », la création de peines planchers pour les récidivistes et la réforme de l’ordonnance de 1945, de nouvelles lois contre l’immigration et le regroupement familial, la fin des 35 heures et l’exonération de charges sur les heures supplémentaires. Le signe est fort et sans ambiguïté : l’élection de Sarkozy inaugurerait un quinquennat de combat – contre les syndicats, contre les salariés, contre les migrants, contre les jeunes, contre les pauvres.

 

Gymnase JAPY, metro Voltaire, 2 rue Japy, Paris  

Sarkozy : maître-menteur

Devant TF1, il déclare que, pendant qu'il était ministre de l'intérieur, il n'y avait eu aucune bavure...

J'ai voté BUFFET, je voterai ROYAL

J'ai voté BUFFET pour que continue un parti historique, mais peut-être que les vents de l'histoire en ont décidé autrement. 

 

Je voterai Ségolène ROYAL. Je voterai Ségolène critiquement.

Elle m'exasperai avant le premier tour, elle continue à le faire en oubliant ses electeurs de la gauche radicale et verte. 

Elle est obnubilée par le centre.

En comptant les centristes et les gens de gauche qui ne voteront pas pour elle, atteindra-t-elle le seuil critique ?

 

En somme je voterai non pas pour ROYAL, non pas pour le PS, mais pour la gauche et contre Sarkozy. 

 

22.04.2007

militance socialiste

Hier, dans le XV° arrondissement parisien, j'ai vu des militants ségosphériques avec leur drapeau rouge, en train de tracter à ceux qui venaient en face.

Etrange mais je n'en ai vu aucun dans ma ville, aucun ne traversait les cités,aucun n'a osé faire les appartements...

Seuls les témoins de jéhovah, mais ceux-là je leur ferme la porte au nez.

Voter en espérant que le système craque

Certains vont voter Le Pen ou à la gauche de la gauche pour casser le système, faire que cela explose. Cela arrange des groupes minoritaires qui veulent se faire entendre et qui vivent que de slogans.

Mais ce sont des conneries, ces groupes là n'écoutent qu'eux-mêmes et leur nombril.

Si on vote, c'est pour de bonnes raisons, pas pour que la violence vienne, qu'elle recule. Avec Sarkozy, Le Pen, c'est sûr, la violence sociale explosera, avec Royal ou Bayrou, on vivra comme avant.

Où sont les potentialités de changer la vie, la société, les relations entre les gens ? Tous les candidats me font desespérer. Y Compris Olivier Besancenot qui ne parle plus de révolution mais de "normalisation" sociale en quelque sorte, réparer les injustices.

Casser Sarkozy en oubliant Le Pen

Les partis de gauche ont tapés contre Sarkozy tellement fort, et ils ont raison, mais ils ont oublié Le Pen. Or, il n'est pas improbable qu'il passe au second tour comme en 2002.

Le 21 avril n'aura rien été à côté de ce qui se passera : beaucoup d'abstentionnistes ou de vote blanc, beaucoup d'indécis...et une assurance que Sarkozy soit élu.

La gauche socialiste sera défaite, écartelée, destituée, déchirée. Que se passera-t-il ? Le pire.

En outre, les violences de novembre 2005 pourront se reiterer, de manière plus ample.

Est-ce un argument pour voter Ségolène ou Francois ? Non, non, non, je préfère voter plus à gauche. La gauche socialiste a été incompétente.

Voter utile ?

Voter utile a dit le PS, c'est sa rengaine depuis 1981. Voter utile serait raisonnable. Voter utile ce serait voter contre Sarkozy cette année.

Mais moi je refuse la dictature de la mode. Ce n'est pas un argument rationnel que de voter utile. Au contraire, cela fait de la politique un supermarché. A moins que la démocratyie soit vraiment deven,ue une démocratie d'opinion, non plus de raison et de passions.

Il y a quelques mois, j'ai vu une affiche PS qui culpabiliser les gens qui n'allaient pas s'inscrire...pour faire barrage à Sarkozy. Est-ce qu'un parti qui se base sur le vote utile pour récolter des voix, appuyer son pouvoir, a confiance en ses forces ? Est-il convaincu de sa doctrine ?

Battre la droite et l'extrême droite, d'accord, à fond d'accord mais au nom de quoi ?

Voter utile, ce n'est ni passionnant ni rationnel, c'est du marketing politique.

Je ne voterai utile, bien de gauche. Je ne voterai pas utile car je refuse une démocratie de marketing.  

 

 
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